Bénédiction de la cloche en 1751

Ce jour d’hui vingt-deux juin 1751, sous la permission de son éminence monseigneur le cardinal de Tancin archevêque de Lyon, j’ai béni une cloche que monsieur Jean Maritz, directeur des fonderies royales d’artillerie et seigneur de la Barollière a fait présent à notre paroisse, elle a été bénie au nom de Saint Antoine, de Saint Charles et de Saint Henri sous la protection de Saint Martin, son parrain a été monsieur Charles Henri Maritz de la Barollière fils du seigneur bienfaiteur et marraine mademoiselle Antoinette de Colabau de Juliénas, petite fille de monsieur Horace de Vande conseiller honoraire à la cour des monnaies et de dame Marie Chaulier de Vande seigneurs de Saint André du Coin à Limonest, ont signé les dits seigneurs et dames.



Maritz de la Barollière
Deonna Maritz de la Barollière
Charles Henry Maritz
Isabelle Deonna
Laurence Beranger
Bourricand
Bouchet curé de Dardilly

Antoinette Colabau de Julliennas
Vande de Julliennas
Catherine Thérèse Deonna
Bollioud
Bollioud
Charret de Grange blanche
J.B. Delorme curé

Acte baptêmeActe de baptême de la cloche, registre paroissial de Limonest 1751.

En ce 22 juin 1751 :

Jean Maritz est un homme comblé ; une cloche, qu’il vient d’offrir à la paroisse de Limonest, va sonner sa réussite.

Antoinette

Mais pourquoi offrir une cloche ?

Par ce geste généreux il veut se présenter aux habitants de Limonest :

  • Il est bon catholique ; originaire de Genève et issu d’une famille protestante, il faut bien certifier son appartenance à la Sainte Église Catholique : la venue à la cérémonie de ses deux belles-sœurs religieuses permet de confirmer le fait.

  • Il est seigneur, depuis l’an dernier, après son achat du château de la Barollière le 8 novembre, il signe l’acte de baptême de la cloche avec son nouveau nom : Maritz de la Barollière. Il a d’ailleurs invité le seigneur de Saint-André du Coing dont la petite-fille est marraine de la cloche.
Fonderie de VaiseLa fonderie de Vaise
Le fondeur de canon a dû fondre une cloche ; rien de surprenant en cela, son ancêtre Conrad Maritz était fondeur de cloches, et plusieurs cloches autour de Genève ont été fondues par les Maritz, celle du château de Rochefort à Moudon en 1731 par Jean Maritz, celle du temple de Chêne-Bougeries en 1739 par Samuel Maritz son frère.
D’ailleurs Antoine Frèrejean et ses descendants, qui vont louer l’ancienne forge royale de Maritz à Vaise pour y construire le célèbre Pyroscaphe en 1783, n’ont-ils pas ensuite fabriqué des canons en fondant des cloches pendant la révolution, puis des cloches en fondant des canons en 1819 ?

Les signataires de l’acte de baptême sont nombreux, qui sont-ils ?

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